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Mauvaise graine arrosée d'alcool. Ce jardin aurait pu être le plus secret du net. Je ne peux pas parler quand tu es là. Je n'aime pas les sapins. Ceux que j'ai aimés brûlaient. Les corps comme les planches veulent finir en terre. Est-ce ainsi que les hommes s'enracinent. Le diable est encore dans la boîte aux matins de Noël. Le ciel est bleu alors je ne saurais l'atteindre. Les enfants aiment Guignol dans le hall de l'hypermarché. Les garçons veulent faire comme leur père et je m'en vais. Il y avait Peter Pan. Je l'ai fait boire. Je l'ai emmené aux putes. Petit con.

21.12.06 02:00


Madame Propre, je ne m'en sors pas. J'aurais aimé des petits morceaux de bonheur arrangés en pyramides colorées comme les haricots rouges et verts au marché. Mais il s'avère que seule la poussière s'accumule alors que mes envies se fondent dans les tiennes. Je sais, ce n'est pas très galant de te laisser porter les courses.
13.2.06 00:40


"Et j'emprunterai le vent pour enjamber la clôture, je le suivrai là-bas". Voilà ce que disait la chanson.
12.2.06 16:09


Le plus petit dénominateur commun serait-il facteur de division. Ma
mathématique approximative aime-t-elle, ne sait pas compter, tout
mélangé. L'anneau ne se passe pas au doigt : il se portera autour du
cou. La main ne se demandera pas : elle s'entérinera comme se font
faire les lois. L'onction des amours sera administrative : ainsi sera
le sacrement. Je n'en ferai pas plus. Ce que tu
tais, c'est toi qui sais pourquoi. L'interrogatoire, c'est moi qui en
aurai l'honneur, dans les salles d'attente. Le chagrin, que chacun
fasse avec le sien. Je ne veux plus rien savoir.

2.7.05 00:15


Il y aurait la lune, un lac et des roseaux, et puis ma tête à moi au
milieu des roseaux. Dans ma poitrine je sentirais lentement se gonfler
le silence, et il éclaterait dans le même silence, où il me diluerait,
moi et mes blas blas blas, l'écho des disputes anciennes sous les
lumières crues des cuisines et les aguets des pas feutrés dans l'ombre,
là-haut dans le grenier. Tous mes secrets, leurs messes basses.



Je voudrais courir cette nuit dans la forêt. Entendre mon souffle
inquiet à mes propres oreilles, bien trop près mais qui ricocherait aux
arbres, qui se fondrait à la nuit. Au murmure indifférent des feuilles.
A l'eau qui acceuille les roseaux sans les voir, impossible à toucher.
Qui accueillerait ma peau.

6.3.05 01:54


Trois deux un rien dans les poches rien dans les mains. Aux feux rouges
je regarde les les flocons de neige qui fondent sur la vitre.
Lave-glaces.

Tu ne sais pas.

Et puis je ne dis rien.

2.3.05 22:35


Je t'aime.
22.2.05 02:29


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